Art, pouvoir et société

Le cours Art, pouvoir et société s’intéresse aux pratiques artistiques engagées. À la manière des artistes contemporains discutés en classe, les étudiant.e.s ont créé des œuvres en réaction à des enjeux sociaux qui ont marqué l’actualité des derniers mois. Nous vous présentons aujourd’hui quatre projets choisis afin de rendre compte de la diversité des propositions reçues.

NON.

Par Maude Leduc

Le projet NONporte sur la culture du viol et le consentement. Dans notre société, les agressions sexuelles sont de plus en plus banalisées et la parole des victimes est trop souvent remise en question.La vidéo NONredonne une voix aux victimes et leur accorde enfin l’importance et la visibilité qu’elles méritent. Le mot «non» étant fortement associé au consentement porte un message allant au-delà des mots, il borde la colère d’une société entière qui ne souhaite qu’à se libérer de cette peur constante que leur «non» soit rejeté. Pour réaliser cette œuvre, j’ai fait appel à la participation de personnes formidables ayant tous et toutes un même but en tête: mettre fin aux agressions sexuelles. En rassemblant leurs voix, j’ai voulu créer une œuvre puissante, qui, je l’espère, fera résonner en vous la lourde signification du mot «non». 

Derrière les portes closes  : en mémoire aux victimes des féminicides

Par Abir Farsi, Émy Langlois et Mathilde Théorêt


Depuis le début de l’année 2021, beaucoup trop de féminicides ont eu lieu au Québec. Plusieurs femmes ont succombé à la violence faite au sein de leur demeure et c’est pourquoi nous avons décidé d’aborder cet enjeu dans le cadre de notre projet final pour le cours Art, pouvoir et société. En créant une installation dans l’espace public, nous avons voulu rendre hommage aux femmes qui ont vécu de la violence conjugale, faire réfléchir et dénoncer cette situation.

VOIR LA VIDÉO - Derrière les portes closes 

Projections de mon spleen

Par Alejandra Obeso Galan


Nous vivons à travers nos écrans depuis un an déjà. Nos interactions sociales dans le monde réel sont extrêmement limitées, voire inexistantes. Ce projet photographique a été développé à partir des réponses à la question «Qu’est-ce qui te manque vraiment?», partagée sur mes réseaux sociaux. Avec cette série, je cherche à évoquer les effets de l’isolement chez les personnes de mon entourage et ainsi rendre compte de façon poétique d’une situation qui nous touche tous de différentes manières. Dans les photographies, l’interaction entre les protagonistes et les projections vient révéler les sentiments variés qui peuvent nous envahir en ces moments de confinement — le manque, l’ennui, la solitude, la perte de repères, l’anxiété. — tout en faisant échos à la multiplication des écrans dans nos vies.

Leitmotiv

Par Léopold Bougamont


L’OMS définit la santé comme «un état de complet bien-être physique, mental et social». Actuellement, nous, étudiants, ne remplissons pas ces critères! Depuis le début de l’année scolaire, nous avons dû suivre la plus grande partie de nos cours à distance et plusieurs vivent très mal cet isolement. En réalisant cette courte vidéo conçue pour tourner en boucle, j’ai voulu illustrer notre quotidien et rendre compte des émotions et des pensées qui nous hantent parfois. Pour ce faire, j’ai développé un questionnaire portant sur la santé mentale que j’ai partagé avec la communauté étudiante. Ma narration est un collage d’extraits des témoignages que j’ai récoltés. En diffusant la vidéo sur les réseaux sociaux, mon but de faire réagir pour que les gens comprennent que cette situation n’est pas à prendre à la légère.

Si ça ne va pas ou que vous avez besoin de parler, communiquez avec Tel-Jeunes.